Les cadres de santé du groupe hospitalier Paris Saint-Denis (Ap_HP) sont en grève depuis le 6 avril dernier. Ils avancent 18 revendications.
Il n'y a pas que les infirmiers ou encore les médecins qui font défection à l'hôpital public : les cadres de santé aussi deviennent une denrée rare, comme le rappelle la CGT Santé action sociale dans l'un de ses communiqués du 6 avril dernier. Sur le groupe hospitalier Saint-Denis, il manquerait 27 cadres de santé pour un fonctionnement optimal.
Et l'hémorragie n'est pas près d'être cautérisée : "En ce qui concerne l’encadrement de nuit, qui compte aujourd’hui 9 cadres de santé sur 3 sites, il se verra amputé d’au moins la moitié de cet effectif suite à des départs d’ici quelques mois. Les conditions de travail dégradées au quotidien ne permettent pas au groupe hospitalier d’être attractif." Et, plutôt que de proposer de meilleures conditions de travail, pour attirer des recrues, la direction du GHPSSD demande à ses cadres de santé de nuit de courir plusieurs établissements. Les cadres de santé du groupe hospitalier universitaire Paris Saint-Denis ont donc déposé un préavis de grève depuis le 9 avril pour défendre 18 revendications. "Il est impératif que la direction du GHUPSSD prenne en considération les revendications des cadres en ouvrant de véritables négociations, sans se limiter à une simple rencontre prévue par les textes. Face au manque de personnel et à la perte d’attractivité de l’hôpital public, la réponse doit être à la hauteur de l’enjeu", conclut la CGT.
